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Nom du blog :
slipman86
Description du blog :
Bienvenue à tous dans le monde d'un Gg perdu... Laissez-vous guider et bon voyage ^^
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
13.05.2006
Dernière mise à jour :
30.11.2006
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Mon Histoire

Fac de médecine, Bizuth Corpo' 2006/2007

Posté le 30.11.2006 par slipman86
Voilà, depuis le 11 septembre, date difficilement oubliable, Vanessa et moi sommes incrits sur la longue liste d'étudiants en médecine pour l'année 2006/2007.
Il faut savoir que nous sommes en tout et pour tout 1000 "aspirants" et qu'en fin d'année, seuls 1/5 d'entre nous passeront en "P2" (ndla: en deuxième année). Je ne vous décrit pas l'atmosphère tendue qu'il règne dans les amphi's où nous avons cours, tout le monde (ou presque) est "stréssé, nerveux, antipathique... et la liste est longue.
Seuls quelques "courageux" gardent le sourire pour rendre les cours plus facile à "ingurgiter" car c'est le mot !



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Un peu de nostalgie ne fait pas de mal...

Posté le 14.05.2006 par slipman86
Quelques moments de « bonheur » selon moi !
(Mémoire d’une époque éteinte…)

Une après-midi de printemps, après-midi ensoleillée, vous habitez une petite maison entourée d’un jardin, loin de la ville et de son agitation constante. Vous êtes resté dehors à jouer, à respirer le grand air. Vers 17h-18h, votre père sort la tondeuse à gazon pour prendre soin de votre jardin pendant une bonne grosse demi-heure. Pendant son travail, vous vous éloignez dans le champ à deux pas de votre maison pour vous mettre à rêver en regardant le ciel, respirant de nouveau à pleins poumons, espérant que rien ni personne ne viendra troubler cet instant de calme et de repos précieux. Votre père termine sa « petite » tâche jardinière, le jardin est tondu, pas une herbe ne dépasse, tout est taillé au millimètre près. Dans votre tête d’enfant vous ne pensez qu’à une seule chose, vous allonger sur cette bonne vieille Terre, mise à nu par votre père. Sentez-vous cette herbe fraîchement coupée, dont l’odeur est portée par le vent léger des soirées de printemps… ? Puisse cette Terre porter nos enfants et les générations suivantes encore longtemps… Mais cela vous ne le souhaitez pas vraiment, du moins pas encore, c’est excusable, vous n’avez que 8 ans…

Le meilleur ami de votre père, qui vous connaît depuis votre naissance, vous offre pour votre 8ième anniversaire une machine qui marqua le marché informatique du passé : un Amiga Commodore 500+ (seuls les fans, ou les possesseurs d’un tel engin pourront me comprendre…) Ma joie n’a jamais était si intense qu’en ouvrant mon cadeau. Tout était parfait, mes parents étaient encore ensembles, mon frère et ma sœur me regardaient, mon père souriant, tournait lui aussi son regard vers moi, soutenu par celui de ma bien aimée mère mais aussi et surtout par celui qui fut pour moi le Père-Noël de l’année 1994 : le meilleur ami de mon père… Depuis ce jour, j’ai, à maintes et maintes reprises, défié mes pires craintes sur cette machine, bercé par quelques musiques qui étaient autrefois très réalistes et extraordinaires tant par leurs rythmes que par leurs mélodies… Aujourd’hui, grâce à un merveilleux outil de communication dernier cri que pratiquement tout le monde possède. J’ai retrouvé ces musiques qui ont berçaient mes plus belles années d’être fragile, se basant sur la fiction pour « survivre » au quotidien. Cette machine m’a permis, à de nombreuses reprises de m’évader du monde compliqué des adultes en me faisant passer pour un roi dirigeant ses subalternes, en me transformant en super soldat galactique ayant pour mission de libérer notre bon vieux système solaire du pire (ndla: Turrican II), ou encore en un chef d’un syndicat ayant pour but de mener à bien certaines missions pour répandre leurs idées politiques et autres (ndla: Syndicate), ou pire, en une grenouille possédant des supers pouvoirs (ndla: SuperFrog)…Et encore la liste est longue… Mais alors, je sens monter en vous une question qui me paraît logique : Qu’y avait-il de si fantastique là dedans… ? Question à laquelle je répondrais de la façon suivante : il est vrai qu’aux premiers abords, cette histoire n’a rien de très originale, c’est juste l’histoire d’un garçon normalement constitué qui joue à des jeux vidéos me diriez-vous, l’analyse va plus loin que cela. Ce monde irréel fut pour moi le moyen de me protéger des autres, me prenant pour quelqu’un de plus fort que les autres, étant considéré comme un leader, pas comme un simple enfant. Bref, ce monde était le mien, celui qui ne m’opposait aucunes limites, monde qui, encore aujourd’hui est la base de ma personnalité et de mes rêves me rappelant l’atmosphère pure et légère régnant sur ma petite maison loin du monde réel et de son activité constante. Certes, ces ébauches du passé ne vous touchent peut être pas, ce qui est logique, elles ne font pas parti du votre, vous n’êtes pas moi, vous n’avez pas grandit dans ce milieu là, heureusement pour vous car je préfère être le seul à avoir grandit dans ce monde pour pouvoir au mieux essayer de vous le faire partager, raconter un souvenir avec précision est un travail difficile qui peut s’avérer inutile si la personne à laquelle vous le raconter le connaît déjà, cette personne vous enlève cette joie qui vous anime pour mener à bien votre histoire et faire partager vos plus fortes émotions aux autres… Puissent nos souvenirs être transportés au fil du temps, variable aux effets destructeurs…

D’autres moments de simples bonheurs correspondraient encore à des moments de notre enfance : lorsque je fut un peu plus âgé, environ une dizaine d’année, mes parents, toujours mariés m’emmenaient souvent voir des amis qu’ils avaient en commun pour ce qu’ils appelaient un « apéro » se finissant tard dans la soirée.
Ce concept « d’apéro » était autrefois synonyme pour moi de rires et de soirées amicales que rien ni personne ne viendrait troubler. Il faut savoir que lorsque j’avais une dizaine d’année, je vivais toujours dans cette maison, en ville, mais reculée de toute agitation, mon jardin secret en quelque sorte. Lorsque l’heure de nous rendre chez nos amis sonna, je m’empressa d’enfiler la première petite veste qui me passais sous la main, dans le but d’être le premier à monter en voiture et de m’asseoir à l’avant, ce que chaque enfant a voulu faire au moins une fois. Installé près de mon père qui conduisait la voiture, j’aimais ouvrir la fenêtre située à ma droite et tout en fermant les yeux, je respirais le grand air venant s’engouffrer dans notre véhicule, essayant en vain de reconnaître le chemin que nous empruntâmes pour arriver à destination, sillonnant les différents quartiers de ma ville bien aimée où les odeurs sont les principales sources de souvenirs…

Tous ceux qui liront ces quelques lignes ont tous possédés (ou possède encore) une grand-mère réputée pour leur façon de cuisiner hors du commun, celle qui ont connu une époque sombre dans leur existence vivant durant une partie difficile de l’histoire de notre nation durant les années 40, apprenant dés lors à vivre chaque instant présent. « Carpe Diem » disent certains en latin. Une de mes deux grands-mères vivait dans une petite maison, dans une ville du nord de la France dont le port est, je dois dire, assez connu. Ville où tout le monde se connaît, où tout se sait et se raconte, une ville au climat froid mais une ville où le cœur des habitants y est chaud et accueillant. Cette grand-mère dont seuls le sourire et la joie sont les principaux moyens de communication, a un don et une maîtrise d’un certain art, car il faut bien parler d’art : celui de la gastronomie. Je voyais souvent cette « mamie » au cœur d’or et habitée par une santé de fer pendant mes vacances de jeune élève du primaire et du collège. Je me rappellerais à vie de l’odeur de sa maison lorsque j’y entrais. L’odeur de la mer, du grand large et de la bonne cuisine flottait chez elle. Il y régnait ici une sainte atmosphère de paix et de tranquillité. Cette mamie merveilleuse m’emmenait souvent lorsque j’étais très jeune faire des promenades dans différents quartiers de cette ville pour le moins attirante, me racontant comment elle avait connu mon grand-père, époque où la galanterie, la finesse d’esprit et la politesse étaient des notions et des modes de vie que tous possédaient…
De cette tranche de passé, je ne peux que retenir une leçon : Ecouter les personnes plus âgées, elles peuvent vous transmettre beaucoup de choses, comme des modes de vie, des principes ou encore des « astuces » qui rendent la vie plus simple. Aujourd’hui encore je rends toujours visite à ma chère grand-mère, laquelle remplit toujours autant mon cœur de joie de part son unique présence près de moi… Profitez de vos grands-parents respectifs, aimez-les, ce sont les parents de vos parents…

Ces-derniers jours, depuis que je suis avec Vanessa, je n'ai qu'une seule idée en tête, reconstruire l'atmosphère paisible de mon passé...
Il me prend parfois, même souvent l'envie de retourner dans mon ancien quartier pour y revoir mon ancienne maison... (Hé oui ! J'ai maintenant 19 ans, j'ai quitté ce monde pur et stable pour un monde plus "agité")
Chaque fois que cette maison se dresse devant moi je suis saisi d'un énorme frisson courrant le long de mon dos, venant se blottir au creux de ma nuque pour y mourir. Ce frisson, ravive ma mémoire, et pendant le court instant de son "parcours", des souvenirs remontent en moi... C'est comme si toute mon enfance me défilait devant les yeux en une fraction de seconde... Cette sensation, pour le moins étrange, se forge en moi à chaque fois que je tente de me remémorer un souvenir "marquant". Je ne veux pas perdre les souvenirs que j'ai de ces années... Espérons que cet article me fera garder la mémoire...

{A compléter}
Son associé au billet :
Son supprimé car il ne respectait pas les droits d'auteurs


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